- Hors les murs, hors du studio : Ludovic Rocca, réalisateur sonore, part sur le terrain avec son petit micro (pour simplifier...) enregistrer des sons, ernregistrer des voix. Les enfants peuvent ainsi interpréter, dans leur école, des dialogues, comme dans Le montre mangeur de prénoms, ou des chansons sur le thème du mensonge (c'est pas bien !), comme dans C'est pas vrai ! T'as menti ! L'enregistrement s'est alors effectué au Conservatoire de musique de Montpellier. Les sons, ce peut être des bruits de récréation, des bruits de sortie d'école ou de crèche ou encore des bruits plus naturels: eau qui coule, vent dans les arbres, chouette qui hulule... un réalisateur sonore, faut le savoir, peut se coucher tard ou rentrer bredouille... Voici pour les sons qui existent et que l'on va chercher. Car il existe aussi chez nous des sons crées à partir d'expériences, de recherche acousmatique : les pleurs de bébés belette qu'on obtiendra en enregistrant le bruit d'un jeu de bain en plastique que l'on presse. Certains de nos personnages ont même bénéficié d'une identité sonore forte comme la sorcière dans Letiko, la fille du soleil; des sons froids, stridents, inquiétants au final, permettent d'identifier et d'annoncer la sorcière. Les sons en question : une roue de vélo qui tourne et que l'on entrave avec une barre en fer comme pour la ralentir + une barre en fer que l'on fait passer en marchant dans une palissade.
- En studio : le réalisateur est amené à faire des recherches de musique, à extraire du grand répertoire, ou de compositeur contemporain que l'on fera composer. Car la musique aussi crée des images à l'oreille des enfants; elle peut exprimer l'attente, l'accélération de l'action, les retrouvailles entre une maman et sa fille, le danger...